Lors de la 10008ème séance du Conseil de sécurité de l’ONU tenue ce mardi 30 septembre 2025, la RDC a demandé à cet organe des Nations-Unies, de reconnaître le génocide congolais, de sanctionner les auteurs des crimes économiques et des crimes de guerre commis dans l’est du pays, et de mettre en place une commission d’enquête internationale « indépendante » pour établir la vérité.
La République démocratique du Congo a porté un message des exactions pendant son intervention dans cette réunion spéciale qui a examiné la situation sécuritaire du pays, d’une guerre « atroce », que le pays a subi depuis près de trois décennies, plus de trois selon Kinshasa.
« Depuis plus de 3 décennies, l’est de la RDC subi une guerre atroce, des générations entières sont grandies sous l’ombre de la violence, des déplacements massifs, de l’esclavage sexuel et du pillage de leur terre natale. L’agression dont la République démocratique du Congo est victime, a plongé nos provinces dans un désastre humanitaire avec près de 7 millions de déplacés internes », a fait savoir le Représentant de la RDC au Conseil de la sécurité.
À cet effet, Kinshasa déclare devant les diplomates du monde que toute attitude spectatrice face à de tels crimes, serait une « forme de complicité ».
La diplomatie congolaise a accentué sur la table de cet organe de l’ONU, chargé de maintenir la paix et la stabilité internationale, l’ » agression rwandaise » sous la vitrine du Mouvement armé M23, et a demandé ainsi « vérité et justice » aux victimes.
Face à cette guerre en cours dans la partie est de la RDC, qui a provoqué certainement les déplacements massifs et la crise humanitaire, impliquant également le Rwanda, le pays a interpellé la Communauté internationale.
« les crimes ne sont pas isolés, s’inscrivent dans une continuité macabre. C’est ne pas seulement une crise congolaise, c’est une tâche noire sur la conscience collective de l’humanité. Le cycle répété, alimenté par la cupidité pour les minerais stratégiques et les ingérences étrangères principalement du Rwanda, reflète le coup de l’indifférence et le prix de l’impunité »
Le Conflit qui ravage cette zone prend également une avancée significative pour faire taire les armes par la voie de la diplomatie, notamment par les discussions de Washington (entre Kinshasa et Kigali) et les pourparlers de Doha( entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23). Mais le pays de Félix Tshisekedi souligne que » le processus diplomatique engagé avec les parties en conflit n’exclut nullement la quête de la justice et de la répartition « .
David Ekutshu