Le gouvernement congolais envisage le déploiement dans les meilleurs délais, d’une mission interinstitutionnelle en Afrique du Sud afin d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire des ressortissants congolais vivant dans ce pays de suite au durcissement de la politique migratoire au pays de Nelson Mandela dû aux tensions xénophobes.
Cette initiative a été présentée par le ministère congolais des affaires étrangères lors de la 92ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa. Dans sa note d’information, le poumon de la diplomatie congolaise a fait état de l’évolution de la situation sécuritaire des Congolais établis en Afrique du Sud, tout en attirant l’attention du gouvernement sur les risques d’une crise humanitaire nécessitant une réponse coordonnée des institutions concernées.
S’appuyant sur les informations transmises par la mission diplomatique congolaise basée à Pretoria, Kinshasa a proposé l’envoi d’une mission interinstitutionnelle placée sous la coordination de son ministère afin d’obtenir une évaluation plus complète de la situation sur le terrain, ainsi qu’une cartographie fiable des besoins réels des compatriotes vivant dans ce pays d’Afrique australe.
Selon la note présentée au Conseil, cette mission permettra également au gouvernement d’anticiper la mise en place de mécanismes renforcés de protection et d’assistance humanitaire en faveur des ressortissants congolais confrontés à des difficultés. Elle pourrait aussi examiner, le cas échéant, les modalités d’un rapatriement volontaire des compatriotes les plus vulnérables, en fonction des conclusions qui seront tirées de cette mission d’évaluation.
La situation humanitaire est préoccupante pour des milliers de ressortissants du Malawi, regroupés depuis plusieurs jours sur un terrain de la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour fuir les violences xénophobes, d’après RFI. Le président Cyril Ramaphosa avait reconnu les inquiétudes concernant l’immigration illégale, mais avait averti que les autorités ne toléreraient pas que quiconque se fasse justice lui-même. Le gouvernement a précisé que la plupart des personnes rapatriées était des immigrés illégaux.
Avec 7 sur 7.cd