Le camp du pouvoir organise ce 22 septembre 2026 plusieurs marches à travers le pays. Le mot d’ordre est de soutenir le projet de modification de la Constitution, le format du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi et les institutions de la RDC. À Kinshasa, la mobilisation a commencé devant le siège du parti présidentiel, Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
C’est une démonstration de force qu’est en train d’effectuer le parti du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, ce 22 septembre 2026. Depuis ce mardi matin, de nombreux militants, sympathisants, affluent vers ce cortège qui ne cesse de grossir.
Il y a un important dispositif sécuritaire autour du rassemblement, mais moins imposant que celui du 15 septembre pour encadrer la marche de l’opposition. Et sur place, les manifestants ne cachent pas qu’un des objectifs est de justement donner une leçon à cette opposition pour montrer la capacité de mobilisation du pouvoir.
Référendum constitutionnel, guerre dans l’est…
Véronique, une maman dans la foule, confie que : « Nous avons été 37 ans dans l’opposition, nous savons ce que c’est la lutte et nous sommes prêts à continuer ».
Le mot d’ordre est le soutien au président et au projet de changement de la Constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat pour le chef de l’État. Sans oublier de condamner aussi l’appui de l’armée rwandaise au groupe rebelle du M23 contre les forces congolaises et leurs alliés dans la guerre sans précédent qui déchire l’est de la RDC.
Les manifestants étaient en train de se rassembler à la mi-journée aux abords du Stade des Martyrs, sur le boulevard triomphal.
Des responsables politiques doivent prendre la parole sur une scène installée sur un camion. On attend notamment la déclaration d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti de Félix Tshisekedi) et organisateur du rassemblement.
Avec RFI