Le gouvernement congolais, par le biais du ministre de la Justice Guillaume Ngefa, a formellement ordonné au Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire sur les violences survenues lors des manifestations de la coalition de l’opposition C64, du 15 septembre 2026, à Kinshasa et dans plusieurs d’autres villes du pays, pour contrer le projet du pouvoir en place du changement de la constitution.
Cet ordre de l’ouverture d’une enquête qui arrive presque une semaine après l’événement, vise des faits susceptibles de qualification pénale, notamment violences, blessures, destructions, allégations de décès et interpellations. Elle devra établir également la matérialité des faits, leurs circonstances et les responsabilités éventuelles.
Lors de cette mobilisation de la coalition de l’opposition C64, autorisée par le gouvernement provincial de Kinshasa, les heurts ont été éclatés entre les manifestants et les policiers soutenus par les militants prorégime. L’opposition avait fait état d’un mort et plusieurs blessés ont été signalés. L’événement a été réprimandé par la police dans d’autres provinces du pays dont certaines pour non autorisation de la marche.
Si Patron de la justice congolaise rappelle que la présomption d’innocence et les droits de la défense doivent être garantis. L’ouverture de l’enquête de suite aux violences lors de la dernière marche de l’opposition intervient alors qu’une délégation congolaise, qui multiplie de partenaires et alliés dans la guerre sans précédent qui sévit dans l’est du Congo, est à New-York, aux États-Unis, pour porter la voix de la RDC à la 81e Assemblée générale de l’ONU, sur la paix, la sécurité et le développement durable.