Le gouvernement congolais a annoncé ce 26 juin 2026 que la RDC, avoir « déposé une requête […] devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre le Rwanda », demandant notamment à la CIJ « de déclarer que le pays de Paul kagame a engagé sa responsabilité internationale dans la violation de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ».
L’ Est de la République démocratique du Congo (RDC), frontalière du Rwanda et au riche sous-sol, est miné par la présence de groupes armés et des conflits depuis plus de trois décennies. Les violences se sont intensifiées depuis 2021 avec la résurgence du M23 qui a pris les villes de Goma en janvier 2025 puis Bukavu en février 2025. Un accord de paix des gouvernements congolais et rwandais a été signé en juin 2025 à Washington, puis une déclaration de principe avec le M23 au Qatar en juillet 2025 « en faveur d’un cessez-le-feu permanent », mais la violence persiste.
L’instance confirme le dépôt de la requête
La Cour internationale de Justice a formellement confirmé, le dépôt de la requête du gouvernement congolais, introduite par le biais du ministre de la justice Guillaume Ngafe. Selon ce document, la RDC accuse le Rwanda d’exactions commises « dans le cadre d’une campagne génocidaire et de violation grave et massive des droits humains » menée depuis 1996 jusqu’à nos jours dans l’Est du pays, ciblant principalement les Hutus présents sur le territoire congolais à la suite du génocide de 1994 contre les Tutsis, ainsi que d’autres ethnies congolaises, les Nyindus, les Bembes, les Legas, les Nandes, les Hundes et les Bashis.
La RDC fonde la compétence de la Cour sur quatre conventions internationales : la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1966, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, et la Convention contre la torture de 1984. Le texte intégral de la requête est disponible sur le site de la Cour.
Par la rédaction