Le président de la République Félix Tshisekedi, a officiellement lancé dans son adresse à la nation ce jeudi 27 août, un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le chef de l’État fixe également une limite dans le temps : l’ensemble du processus ne devra pas dépasser trois mois. Aucune date précise pour le début des consultations provinciales ou des assises nationales n’a cependant été donnée dans son allocution.
Les institutions et services publics nationaux, les entreprises et établissements publics, les organisations de femmes, de jeunes et de travailleurs, les représentants des personnes vivant avec un handicap et d’autres personnes vulnérables doivent également être consultés. Le président cite encore les entrepreneurs, agriculteurs, enseignants, chercheurs, artistes, professionnels de santé, acteurs de l’économie informelle et la diaspora congolaise.
Chaque province devra établir son diagnostic sur plusieurs questions : insécurité, conflits fonciers et coutumiers, tensions communautaires, insuffisances administratives, inégalités, obstacles au développement et réformes jugées nécessaires. Les propositions recueillies doivent ensuite être regroupées dans une synthèse nationale qui servira de base aux assises de Kinshasa.
« Les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du dialogue, mais l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays », a déclaré Félix Tshisekedi. Les délégués aux assises nationales devront, selon lui, refléter la diversité politique, institutionnelle, sociale, territoriale et culturelle du pays.
Chaque province appelée à établir son propre diagnostic
Selon Félix Tshisekedi, les consultations devront permettre à chaque province d’identifier ses principales difficultés et de formuler des propositions. Parmi les questions qui devront être examinées figurent notamment l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités et les obstacles au développement.
Les contributions recueillies seront ensuite regroupées dans un document de synthèse national. Celui-ci servira de base aux futures assises nationales organisées à Kinshasa.
Le chef de l’État insiste ainsi sur le fait que les assises nationales ne constitueront pas le point de départ du processus, mais son aboutissement après une consultation menée à travers le pays.
« La République nous précède, nous dépasse et nous survivra »
Dans son adresse, Félix Tshisekedi a appelé à dépasser les rivalités politiques et les appartenances communautaires lorsqu’elles risquent de fragiliser l’unité nationale.
Il a défendu une conception de la cohésion nationale compatible avec le pluralisme démocratique, estimant que les divergences politiques doivent pouvoir s’exprimer sans remettre en cause l’appartenance commune à la République. « La République nous précède, nous dépasse et nous survivra », a-t-il affirmé, avant de résumer sa vision du rapport entre démocratie et unité nationale : « Si la démocratie nous autorise à nous opposer, la patrie, elle, nous interdit de nous déchirer ».