Le président de la République Félix Tshisekedi, a fixé les limites du prochain dialogue national. Il a notamment exclu toute amnistie générale pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide, les violences sexuelles graves ainsi que les autres crimes imprescriptibles.
« Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli », a déclaré le chef de l’État, soulignant que les compromis politiques ne pourront pas servir à effacer les responsabilités liées aux crimes les plus graves.
Dans les prochains jours, une première ordonnance présidentielle devrait instituer le comité chargé de préparer le dialogue. Après la présentation de son rapport préliminaire, une seconde ordonnance convoquera officiellement les assises et précisera les étapes du processus, la représentation des différentes composantes ainsi que les mécanismes de suivi.
Alors que le dialogue national inclusif a une mission phare, mettre sur la table les causes profondes de la guerre sans précédent qui déchire l’est de la République démocratique du Congo (RDC), entre l’armée congolaise et ses alliés contre la milice du M23 soutenue par le Rwanda, le président de la République a posé à nouveau ses conditions sur les participants de ces discussions malgré les avis opposés et la réalité de terrain.