À la suite de l’échouage d’une baleine sur les côtes de Moanda, dans la province du Kongo Central, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a reconnu le déficit de spécialistes congolais capables d’intervenir rapidement face à ce type de phénomène.
Lors d’un point de presse tenu ce mardi 7 juillet 2026 à Kinshasa, la ministre a expliqué que les autorités avaient envisagé d’envoyer des scientifiques sur les lieux afin de réaliser des prélèvements et des analyses permettant de déterminer les causes de cet échouage.
« Je me disais que les scientifiques pouvaient aller sur place faire des prélèvements et procéder aux analyses. Malheureusement, il s’est fait que les spécialistes de cette question étaient en mission. Il y a d’abord très peu de spécialistes des baleines. Il y en a juste deux pour l’ensemble de la République, et ils n’étaient pas au pays », a déclaré Marie Nyange Ndambo.
Selon la ministre, cette situation met en évidence le besoin de renforcer les capacités scientifiques nationales dans le domaine de la faune marine et de la recherche environnementale. Elle estime que cet événement pourrait susciter de nouvelles vocations chez les chercheurs congolais.
« Certains phénomènes qui arrivent… On dit parfois que le malheur est bon. Je pense que désormais, certains Congolais vont s’intéresser à ce secteur-là », a-t-elle ajouté.
L’échouage de cette baleine à Moanda a suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. En l’absence d’analyses scientifiques réalisées sur place, les causes exactes de cet incident restent, à ce stade, inconnues. Les autorités espèrent que le développement des compétences nationales permettra, à l’avenir, de mieux comprendre et gérer ce type de phénomène exceptionnel sur les côtes de la République démocratique du Congo.